Conseils, opinions
24.04.2018

Quels souvenirs garde un nouveau-né ?

Quels souvenirs garde un nouveau-né ?

Il vous arrive peut-être de vous demander ce dont votre bébé se souviendra de ses premières années ? Est-ce qu’il gardera le souvenir d’une enfance heureuse ? Et que pouvez-vous faire pour qu’il garde un bon souvenir de sa maison familiale ?

La mémoire du nouveau-né remonte au ventre de sa mère. Durant les premières semaines de sa vie, le nouveau-né s’anime en entendant des sons qu’il reconnaît de la période de la grossesse comme la musique que sa maman écoutait souvent ou des voix de personnes qui faisaient vivement réagir sa mère. On le sait, bébé s’apaise en entendant un son continu justement parce qu’il s’en souvient du ventre de sa mère où la circulation sanguine, la respiration, ou le fonctionnement de l’intestin provoquaient des sons semblables à des souffles.

 

Jusqu’où remonte la mémoire ?

Cela ne veut pas dire que la mémoire prénatale lui restera pour toujours. Sa mémoire va se construire au fil des premières années de sa vie. Dès le 3e mois, le nouveau-né va distinguer les objets qu’il voit régulièrement et les nouveaux objets, et à 5 mois la vue de son jouet préféré lui restera en mémoire durant même deux semaines. Cependant au début de sa vie, l’attention de bébé est surtout retenue par les visages – il cherche des yeux le visage de maman, papa, mamie ou papy qu’il a enregistré dans son esprit. Avec le temps, il apprend à se souvenir de nouveaux visages. Un bébé de 6 mois retient des nouveaux visages observés pendant à peine une minute, pour s’en souvenir pendant une semaine.



 

Ce qu’il n’oubliera pas ?

Les situations qui resteront dans le mémoire de bébé sont celles qui sont liées à de fortes émotions. Un nouveau-né est en mesure de bien reconnaître la voix d’un médecin, qu’il associe avec un soin désagréable. Si bébé suit une thérapie douloureuse, il peut associer longtemps des circonstances qui sont liées à la douleur ou à la peur.

  

Qui m’a donné la force ?

Il est intéressant de voir que les nouveau-nés démontrent déjà une disposition naturelle à apprendre. Les chercheurs ont établi que les nouveau-nés qui concentrent volontiers leur vue sur des nouvelles choses (visages, objets) présentent ensuite (à l’âge préscolaire ou scolaire) de meilleurs résultats aux tests d’intelligence.

Cependant, il n’est pas seulement important de savoir si bébé est curieux de nature et disposé à agir. Mais ce qui est très important pour toute sa vie à venir est quels types de liens il aura avec son « éducateur principal » (en pratique le plus souvent sa maman). De ce type de liens dépendra si bébé a le sentiment de sa propre valeur, s’il va croire en lui-même, mais également s’il sera curieux du monde, intéressé par les gens et son environnement, s’il entamera facilement des relations. On peut dire que cette première relation, la plus importante, qui se forme pendant les premières 3 années de sa vie, sera son modèle pour les prochaines relations proches de la vie de bébé. C’est grâce à cette relation de jeune être humain qu’il apprend sur le monde, sur les personnes et sur lui-même. C’est de cette relation que dépendra ensuite ce dont il se souviendra de son enfance.



 

Mes besoins sont-ils importants ?

Les psychologues distinguent trois types d’attachement : l’attachement insécure évitant, l’attachement insécure ambivalent/anxieux, l’attachement sécure. De quoi dépend le type de relation qui se créera entre la maman et son bébé ? Cela dépend du fait si la maman (ou le papa, l’éducateur – la personne la plus proche de bébé) réagit aux besoins de bébé. En pratique cela signifie : ce qui se passe quand bébé pleure, a peur, fait couler son jus sur le tapis, tape son frère, ne peut pas s’endormir...

Pour qu’entre bébé et sa maman se créé un lien de proximité et de sécurité (donc celui qui qui conviendra le mieux), il convient avant tout de faire attention et de réagir à ce qui se passe. Quand bébé pleure, maman vient le voir. Quand il veut un câlin maman le câline. Quand il a froid, maman le couvre, quand il a faim, elle le nourrit.

Les fondements d’une relation en toute sécurité reposent sur la sensation des besoins de l’enfant et les réponses apportées à ces besoins. Mais c’est également l’acceptation, l’amour, la compréhension. Quand l’enfant ne se comporte pas comme il doit (par ex. tire le chien par la queue) maman s’adresse à lui avec une expression sérieuse, pour dire qu’il n’a pas de droit de faire ainsi. Elle ne crie pas, ne tape pas, ne l’ignore pas. Elle réagit de façon adéquate à la situation et à l’âge de l’enfant qui ne comprend pas encore ce qu’il a ou n’a pas le droit de faire.



 

Que se passe-t-il quand maman craque ?

Une relation sécure nécessite du respect. Quand bébé mange sa bouillie et qu’après plusieurs cuillères il ferme la bouche, tourne la tête, se détourne, le parent doit respecter ce refus, ne pas le forcer à manger encore une cuillère, ne pas faire l’avion.

Si votre fils ou fille ne veut pas aller dans les bras d’une tante qu’il n’a pas vue depuis longtemps, il n’est pas nécessaire de le forcer. Maman est patiente, calme et est toujours du côté de son enfant. Cela ne signifie pas qu’elle doit être parfaite. Si elle s’énerve, elle essaie de gérer ses émotions, s’excuse, s’explique puis revient vers son enfant. Une relation proche ce n’est pas une relation réservée aux personnes au tempérament calme et d’une patience sans limites. Les personnes qui « explosent » peuvent également apporter à leur enfant un sentiment de proximité et de sécurité, si elles s’efforcent de comprendre leurs émotions, d’y travailler et feront l’effort de l’expliquer à son leur enfant.

 

Quel sera mon avenir ?

Les enfants qui rapportent de leur maison une relation sécure, sont en règle générale intéressés par leur environnement, apaisés, joyeux, ouverts aux autres personnes. Chez les personnes qui ont été ignorées et maltraitées par leurs parents (style attachement insécure ambivalent/anxieux) c’est différent – des personnes peuvent connaitre des difficultés à être joyeux, peuvent se sentir souvent trahis, apathiques. Le style ambivalent-anxieux apparaît quand l’enfant craint ses parents, est à tour de rôle attiré puis rejeté (puni, humilié, laissé seul). Dans l’avenir ce type de personne peut avoir des problèmes de compréhension de ses colères, des peurs fréquentes et de la honte.

En résumé, les souvenirs de son enfance et leur influence sur la suite de sa vie ne dépendent pas du tout de si l’enfant est bien habillé, a une jolie chambre, apprend bien les chansonnettes en langue étrangère et passe ses vacances sous les palmiers. Le plus important est quelqu’un l’aime, le comprend, le soutient et apaise ses besoins. Seulement ça, - est-ce beaucoup ?

 

Joanna Szulc
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