Conseils, opinions
04.09.2018

La sieste du nourrisson – saine, mais comment ?

La sieste du nourrisson – saine, mais comment ?

La sieste est saine et importante pour le développement du bébé. Comment fournir au bambin les conditions d’une bonne sieste ?

On sait qu'un nouveau-né et un bébé dorment plus qu'un adulte. Mais cela ne veut pas dire que le sommeil nocturne est plus long - au contraire. La nuit, le bambin se réveille souvent pour être nourri ou câliné. Il laisse la part restante de sommeil pour la journée. Il sait ce qui est bon – une sieste régénère parfaitement ses forces.

Les chercheurs étudient toujours l'impact des siestes sur le développement des enfants. La plupart des conclusions portent sur l’influence positive de courtes siestes pendant la journée sur les capacités cognitives. La sieste améliore la mémoire, permet d'enregistrer les informations stockées dans le cerveau. Ce qui est important - il a été prouvé que les siestes ont un impact positif sur la parole de l'enfant, et plus spécifiquement sur la mémorisation des mots et des expressions. Ceux qui sont intéressés peuvent en lire plus ici. et ici

Comment se présente la question des siestes dans la pratique ? La seule réponse, légèrement énervante, mais véridique, est : ça dépend. De l'âge, du tempérament de l'enfant, du rythme de la journée. Cependant, nous pouvons essayer de faire en sorte que les siestes n'entraînent pas de sommeil intempestif et soient vraiment bien adaptées aux besoins du bébé. Voici quelques conseils.


Ajuster le rythme journalier

Un nouveau-né ne fait pas la différence entre le jour et la nuit. Il dort et mange en alternance. Pendant les premières semaines après la naissance, nous ne pouvons que nous adapter à ses besoins (et faire une sieste dès que le bébé s'endort, car on ne sait pas quand il y aura une autre occasion pour nous de nous reposer). Graduellement, cependant, nous introduisons un rythme journalier régulier. À partir du moment où l'enfant sort faire des promenades, nous essayons de les programmer tous les jours à la même heure. Un enfant balancé par le balancement d'une poussette ou porté dans un foulard, fait une sieste et se souvient que c'est le bon moment pour dormir. Nous faisons la même chose avec le bain, le massage et d'autres rituels répétés tous les jours – il faut qu'ils soient faits au même moment et dans le même ordre. Cela donne à l'enfant un sentiment de sécurité, l’apaisant par la prévisibilité des événements. Lentement, très lentement et systématiquement, l'enfant apprend la régularité et il est plus facile de passer aux « points de l'ordre du jour » suivants. Il est également plus facile pour vous de découvrir pourquoi votre enfant est irrité – lorsque vous sentez que le moment de manger ou de faire la sieste approche, la réponse devient plus facile.




Ajustez l'éclairage à l'heure

Le fait de s’endormir nécessite un changement dans la fonction cérébrale, qui à son tour agit sur les hormones et des neurotransmetteurs. Le cerveau est programmé pour que le sommeil soit associé à l’obscurité. Par conséquent, assurez-vous que l'enfant a un rythme circadien naturel. Maintenez-la dans l'obscurité la nuit. Lorsque vous le nourrissez, le changez ou l’habillez la nuit, n'allumez pas la lumière, au plus une petite lampe avec une nuance sombre.

Pendant la journée, laissez l'environnement de l'enfant être naturellement lumineux. Pendant les siestes, vous pouvez couvrir une forte luminosité (tirer les rideaux), mais ne pas assombrir complètement. Si un enfant dort longuement en journée, et se réveille souvent la nuit, il est préférable de ne pas couvrir les fenêtres pendant les siestes diurnes. Que le message atteigne le système nerveux de l'enfant : il fait jour, nous allons nous réveiller bientôt !

Dans la soirée, essayez de ne pas utiliser l’éclairage de plafond et éteignez les  écrans lumineux autour du petit. L’écran d’un téléphone donne de la luminosité dans la pièce, alors même que la nuit tombe et que nous voudrions que le cerveau de l'enfant s’adapte au sommeil de nuit.


Observez les besoins changeants de l'enfant

Le bébé peut s'endormir après chaque allaitement. Mais déjà à l'âge de 2-3 mois, le bébé devient plus actif pendant la journée. Au cours de cette période, la plupart des enfants passent lentement au mode de trois siestes, entrecoupées de repas , de jeux et de contacts visuels avec les parents. Au cours de la seconde moitié de sa première année, l'enfant n'a besoin que de deux siestes (par exemple, le matin et l'après-midi). Le bébé plus âgé s'intéresse de plus en plus à ce qui se passe autour de lui et est facilement distrait. À la fin de la première année de vie, la promenade cessera probablement d'être automatiquement associée au sommeil - le petit peut vouloir voir le monde et même quitter le landau et ramper ou marcher à côté du parent. Ensuite, le rituel de la sieste peut changer, par exemple après une promenade active et un repas léger, l'enfant s’endort à la maison.. 




Chaque changement dans le nombre des siestes pendant la journée demande du temps et de la patience. Pendant la période de transition, l'enfant peut être irrité ou excité, surtout le soir, lorsque nous voudrions l'inciter à se reposer la nuit. C'est naturel. Il n'est pas possible de « reprogrammer » l'enfant du jour au lendemain à un autre mode de sommeil. Au fil du temps, cependant, vous y parviendrez. Rappelez-vous simplement qu'il n'y a pas de normes en ce qui concerne la quantité de siestes à faire et à quelle fréquence un enfant doit dormir pendant la journée. C'est une question individuelle, chaque enfant a des besoins différents à cet égard.


Introduisez des rituels assoupissants

Habituellement, les petits bébés s'endorment en suçant le sein. C'est naturel. Mais il est bon également de vérifier comment aider autrement votre enfant à s'endormir. Habituellement, ce qui fonctionne bien c’est de bercer délicatement le bébé, le câliner, lui fredonner une berceuse, faire du bruit, le porter dans un foulard. Essayez de trouver le rituel préféré de l'enfant qui l'aide à se calmer et à s'endormir. Sinon, ce sera toujours la mère qui allaite qui s’en occupera, et c'est injuste – le papa a également le droit d'accompagner l'enfant dans son sommeil (et la mère s'occupera de ses affaires à ce moment-là). L'introduction d'une telle habitude « d’assoupissement » aide à organiser  la garde de l’enfant (par exemple, il est plus facile de le laisser aux grands-parents et d’être assuré qu'ils parviendront à l’endormir).

Une question demeure : celle de lui donner (au lieu du sein) une tétine à sucer pour le calmer. Certains bébés s'endorment réellement mieux en suçant une tétine (d'autres la recrachent avec dégoût). La règle est la suivante : un nourrisson allaité ne devrait pas avoir de tétine du tout - pendant les quatre premières semaines. Plus tard, nous essayerons d'éviter la tétine. Une longue succion peut affecter gravement la dentition, faire prendre du poids et déréguler les émotions. Mais il y a des enfants qui ont un très fort besoin de succion, à qui, après le premier mois de vie, nous pouvons donner la tétine - de préférence pour un court et rare moment.  




Apprenez-lui à se calmer

Il y a des enfants qui cessent prématurément de faire la sieste et qui ne veulent pas s'endormir en journée dès leur deuxième année de vie. Vous ne pouvez pas forcer quelqu'un à dormir, donc vous ne pouvez pas l’endormir de « force ». D’autant plus que plus les parents sont nerveux et essaient de forcer l’enfant à faire quelque chose, plus il est difficile de le calmer.

Que faire dans une telle situation, alors que les experts soulignent l’effet bénéfique des siestes ? Il est bon de veiller à ce que l'enfant bouge beaucoup en plein air et ne passe pas un seul moment devant un écran (téléviseur, tablette, etc.). Introduisons aussi un rituel de repos l’après-midi. Coupons le téléphone, couvrons la fenêtre, mettons le bébé au lit pour l'étreindre et feuilleter des livres. Peut-être que les paupières vont enfin se fermer. Ou peut-être pas ? Après tout, nous allons construire chez l'enfant une bonne habitude de prendre soin de la régénération de ses forces.

Joanna Szulc
Journaliste – diplômée en sociologie et en psychologie . S'occupe de la parentalité depuis plus d'une douzaine d'années. Ancienne rédactrice en chef du magazine populaire « Dziecko » pour les enfants en Pologne. Auteur de textes et de livres sur le développement des bébés et des enfants. Soutient les femmes dans l'allaitement. Adepte de la parentalité de proximité et de la médecine fondée sur des faits (Evidence Based Medicine). Maman de deux filles.
Des milliers d'enfants et de parents l'ont adoré !
Rejoignez-nous !

Ce site utilise des fichiers cookies, grâce auxquels notre boutique peut améliorer son fonctionnement. 

Pour plus de détails consulter le Règlement.  Cordialement ! Whisbear - l'Ourson apaisant ! 

Je comprends et j’accepte