Conseils, opinions
22.05.2018

6 choses que les parents d’un premier enfant devraient savoir.

6 choses que les parents d’un premier enfant devraient savoir.

La naissance d’un premier enfant entraîne un immense changement dans la vie. Il ne s’agit pas seulement du fait qu’il faut désormais s’habituer à se réveiller à plusieurs reprises pendant la nuit et être pleinement disponible. Beaucoup d’autres choses changent, et ces changements génèrent des pensées qui sont souvent pleines d’inquiétudes. Je voudrais partager avec vous quelques réflexions qui pourront peut-être vous tranquilliser.

 

1. Si vous n’avez aucune expérience en ce qui concerne le fait de s’occuper d’un enfant, vous n’êtes pas une exception.

Pour de nombreuses personnes, le fait d’avoir un premier enfant est la première occasion qu’ils ont de tenir un petit bébé dans leurs bras. Le modèle de famille change, nous sommes de moins en moins nombreux à avoir plusieurs frères et sœurs ou à avoir de nombreux cousins dont nous avons pu nous occuper lorsqu’ils étaient petits. C’est la raison pour laquelle il peut être utile de suivre des cours de préparation à l’accouchement, de participer à des ateliers destinés aux parents, de faire appel aux services d’une doula (une personne dont le métier est d’aider à vivre son accouchement et les premiers mois de parentalité), de lire des guides intelligents.
Même si vous n’avez pas d’expérience, vous pouvez très bien vous occuper d’un nouveau-né. Il suffit de faire preuve de bon sens et de sensibilité. Imaginez ce que peut ressentir une personne qui vient de sortir d’un ventre pour découvrir un monde dans lequel il fait plus froid, où il y a plus de bruit, où tout est plus sec et plus dur. Cette personne se sent en sécurité lorsqu’elle est étreinte par des bras qui la réchauffe, elle a besoin de téter, il faut lui changer ses couches et l’habiller de vêtements propres. Toutes ces choses sont à votre portée.

 

2. Il est difficile d’être parent, soyez compréhensifs avec vous-mêmes.

Il faut un peu de temps pour entrer émotionnellement dans le rôle de maman ou de papa. Au cours des premier mois qui suivent la naissance, vous apprenez à surveiller et à apporter des soins, vous vous efforcez de suivre le développement de l’enfant, vous êtes fatigués physiquement et psychiquement. Ces moments peuvent  être difficiles pour vous. Vous pouvez avoir l’impression de ne pas être à la hauteur du rôle de père ou de mère. Tout cela est normal. Vous êtes encore inconsciente lorsque vous vous réveillez la nuit et vous avez plus envie de dormir que de nourrir votre enfant ? Chaque maman en rêve. Vous n’avez encore jamais rêvé que vous avez un fils ou une fille, il vous arrive d’oublier que vous avez un enfant ? Gardez votre calme : d’autres parents en sont passés par là. Vous pouvez avoir l’impression que vos amis s’en sortent mieux lorsqu’ils vous disent que leur enfant fait ses nuits entières dans son propre lit et qu’il se réveille gai comme un pinson. Vous ne savez jamais ce qu’il en est vraiment. Les récits qui vous sont faits peuvent être embellis, tout comme les photos que l’on trouve sur les blogs et dans les médias sociaux. Sur la photo, vous voyez une maman pimpante et un papa qui s’occupent d’un adorable nourrisson pendant toute la journée dans une maison qui brille de propreté, alors que vous vivez dans le chaos aussi bien en ce qui concerne votre maison que vos relations ? Souvenez-vous : la vie n’est pas une photo mise en scène. La maman n’a pas besoin de ressembler à un mannequin, le papa a certainement beaucoup de stress et de travail et la maison dans laquelle vit un petit enfant reste en ordre autant de temps qu’il faut pour prendre une photo.

Soyez plus compréhensif pour vous-même ainsi que l’un pour l’autre : le papa pour la maman de l’enfant, et la maman pour le papa. Parlez de vos difficultés, soutenez-vous mutuellement, plaisantez. C’est une période difficile, il sera plus facile de la vivre si vous êtes des alliés.


 


3. Un bébé pleure pour différentes raisons, ne pensez pas qu’il se passe forcément quelque chose de mal

Il faut toujours réagir lorsqu’un enfant pleure, car les pleurs d’un enfant sont toujours un communiqué. Un enfant n’est pas capable de dire : serre-moi contre toi, je m’ennuie, je n’arrive pas à dormir, j’ai un peu peur. C’est la raison pour laquelle je pleure. Lorsqu’il voit et qu’il sent que vous êtes proche, que vous lui souriez, lorsque vous le regardez calmement dans les yeux, lorsque vous lui parlez, que vous chuchotez, que vous le serrez contre vous – il se sent bien.

Il arrive qu’un enfant pleure souvent et que sa maman qui le nourrit au sein s’inquiète de savoir si le nourrisson mange à sa faim. Cette inquiétude est souvent superflue, car si un enfant prend du poids, s’il mouille régulièrement ses couches et si son développement ne pose pas de problème pour le médecin, cela veut dire que tout va bien.

Il y a des enfants qui ont besoin de plus de proximité et de plus de calme de la part de leurs parents. Cela ne pose aucun problème : tel est tout simplement leur comportement. Ces tout-petits se sentent bien dans un rythme de vie journalier régulier ; il est bon de limiter les excès de stimulation (par exemple les contacts avec les autres, la fréquentation des magasins).

Parfois, des pleurs répétés résultent… de notre énervement. Les petits enfants absorbent les émotions de leurs parents, ils ressentent leur fatigue et leur inquiétude. Soyez attentifs à vos émotions. C’est peut-être là que se trouve la réponse.


 


4. Un enfant se développe rapidement. Ce qui est aujourd’hui un problème peut ne plus l’être demain.

Lorsque nous sommes seuls avec un enfant pendant toute la journée (comme la majorité d’entre nous), toute notre attention est concentrée sur lui. Pendant toute la journée (comme pour la plupart d’entre vous), il fait l’objet de toute notre concentration. Dans ces conditions, de petites difficultés peuvent prendre l’ampleur de problèmes. Si, par exemple, un nourrisson de trois mois se contracte auprès du sein et regarde les alentours plutôt que sucer et si cette situation se répète au moment de la nouvelle tétée, la maman a l’impression que l’enfant refuse tout le temps de manger. Elle commence à se dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Inquiète, elle fait des recherches sur internet pour savoir quel est le problème et elle aboutit à de nombreux liens inquiétants dont la lecture lui donne l’impression, au minimum, qu’elle observe chez l’enfant une tension musculaire supérieure à la norme.

Bien évidemment, des parents attentifs doivent examiner attentivement leur enfant. Mais ils doivent aussi se souvenir que les nourrissons se développent de manière très intensive et que leur comportement se modifie tout aussi intensivement. Un développement rapide implique que l’enfant découvre soudainement quelque chose et que cela l’occupe pendant plusieurs jours. Dans l’exemple ci-dessus qui est décrit : un nourrisson de 3-4 mois commence à distinguer plus de détails dans son environnement. Il ne peut pas se concentrer au cours de la journée sur la succion du sein, il regarde autour de lui, c’est la raison pour laquelle son corps se tend et se contracte (« qu’est-ce qui se passe là-bas derrière moi ? »). Une succion moins efficace au cours de la journée implique un plus grand nombre de tétées nocturnes. Au bout d’un certain temps, les choses redeviennent normales, parce que l’enfant se concentre sur une nouvelle découverte intéressante. C’est la raison pour laquelle je vous conseillerais de considérer les nouveaux comportements de l’enfant avec calme et patience.

 

5. Choisissez prudemment vos conseillers, faites confiance à votre institution.

Les parents d’un petit enfant reçoivent de tous les côtés des conseils concernant l’alimentation, les soins, l’éducation, la santé. On peut avoir l’impression que chacun sait mieux que vous ce qui est bon pour votre bébé... Ne vous laissez pas entraîner dans les scénarios de ce genre. Choisissez 2-3 personnes à qui vous faites confiance et discutez avec eux des éventuels doutes que vous avez en ce qui concerne votre bébé. Pour jouer ce rôle, il est bon de choisir un pédiatre qui connaît et qui suit l’enfant et quelqu’un qui fait partie du cercle des proches, qui est capable de comprendre vos émotions, de vous soutenir, de vous remonter le moral. Evitez les personnes qui sapent votre self-confiance. Vous êtes des parents, vous avez une intuition parentale. Faites-lui confiance.



 

6. Les besoins des parents sont aussi importants que les besoins de l’enfant.

Le bébé est au centre de notre attention. N’oubliez pas pour autant vos propres besoins. Non seulement en ce qui concerne les besoins de base, comme le fait de dormir, de bien manger, de se reposer. S’occuper d’un bébé est quelque chose de très prenant et il est facile d’épuiser totalement ses forces. Veillez à vous distraire de temps en temps, sortez des couches et des promenades avec le landau. N’hésitez pas à demander l’aide de vos proches – qu’il prennent une part de la charge qui est la vôtre. Votre enfant a besoin de parents calmes et heureux. Pensez à votre bien-être, ne serait-ce que pour le bien de votre enfant.


Joanna Szulc
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